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Publie par SOS-VAISSEAUX Le 15 septembre 2010 1 Commentaire

ANGIOPLASTIE TRANSLUMINALE (DILATATION)

Définition:

Sténose iliaque

L’artère iliaque est l’artère nourricière principale du membre inférieur. Elle se situe profondément, au niveau de l’abdomen, sous l’ombilic, juste devant les os du bassin. Elle se prolonge par l’artère fémorale au niveau du pli de l’aine. Celle-ci se prolonge par l’artère poplitée au genou, puis par les artères de jambe (tibiales et péronière). Dans la majorité des cas, lorsqu’une artère se sténose (rétrécit), progressivement le réseau de suppléance se développe et assure une oxygénation normale du membre. Au cours d’un effort (marche, course), les besoins musculaires augmentent et nécessitent un apport sanguin supplémentaire qui ne peut être fourni lorsque l’artère est rétrécie.

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Schéma d’un rétrécissement (sténose) de l’artère iliaque gauche, et d’un occlusion complète de l’artère iliaque droite.

Angioplastie transluminale

Elle consiste a introduire par ponction de l’artère fémorale au pli de l’aine, un tube de 1 à 2 mm de diamètre à l’extrémité duquel est replié un ballonnet. On contrôle par radiographie (scopie) le positionnement du ballonnet au niveau de la sténose artérielle et on gonfle alors le ballonnet afin de dilater (angioplastie) celle-ci. Si au dégonflage du ballonnet le contrôle montre un résultat imparfait, on déploie une treillis métallique (endoprothèse ou Stent).

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Schéma des étapes de l’angioplastie

SYMPTOMES : COMMENT SE TRADUIT UNE STENOSE ?

La sténose peut être asymptomatique et découverte au cours d’un examen médical systématique par votre médecin généraliste ou par un médecin spécialiste (angiologue, cardiologue).

Les manifestations cliniques (artérite) sont liées au degré de rétrécissement de l’artère et sont classées en deux stades de gravité croissante :

  • Douleurs d’effort : Douleur à type de crampe ou de sensation de fatigue de certains groupes musculaires (fesse, cuisse, mollet), déclenchée par l’exercice physique et disparaissant au repos. Cette douleur survient à la marche, jamais au repos ou à la station debout. Il peut également s’agir de sensation de serrement, de torsion, de brûlures ou un simple engourdissement du membre. La distance parcourue avant la survenue de la douleur (périmètre de marche) peut varier de moins de quelques mètres à plus de 500 mètres et constitue un bon indice de sévérité de la maladie.
  • Douleurs de repos : Il s’agit de douleurs nocturnes intenses, souvent intolérables, siégeant au niveau des extrémités (orteils, pieds) qui sont froides. Ces douleurs obligent le patient à laisser pendre la jambe hors du lit et cèdent alors très progressivement. Elles traduisent un degré plus avancé de la maladie et imposent un avis médical urgent avant la survenue d’ulcères ou de gangrène.
    Dans de rares cas, la stén
    ose iliaque peut être diagnostiquée au cours du bilan de troubles sexuels (difficultés d’érection).

TRAITEMENT

Existe-t-il une alternative à l’angioplastie ?

Dans tous les cas, avant d’envisager une angioplastie, il est impératif de consulter votre médecin qui vous guidera vers un médecin spécialiste (angiologue, cardiologue, chirurgien vasculaire) pour la réalisation d’un examen écho-doppler. La prescription d’un traitement médical anti-agrégant plaquettaire est la règle. Cette classe thérapeutique a prouvé son efficacité : les médicaments de référence sont l’aspirine et le clopidogrel (plavix). La lutte contre les facteurs de risque vasculaire par des mesures hygiéno-diététiques (marche régulière, arrêt du tabac, régime alimentaire) et médicamenteuses (vasodilatateurs) permet d’espérer la stabilisation des lésions.

Lorsque les lésions artérielles sont trop étendues ou « mal placées » (en particulier à proximité des plis de flexion), l’angioplastie peut être inadaptée, et une intervention chirurgicale peut être préférée : pontage (remplacement de l’artère par une prothèse ou une veine), ou endartériectomie (ablation de la plaque d’athérome en ouvrant l’artère).


Quelles sont les modalites de l’angioplastie ?

L’intervention est pratiquée, au bloc opératoire ou en salle d’angiographie, sous anesthésie locale associée à une sédation par voie générale (perfusion).

Elle consiste à ponctionner l’artère fémorale (au pli de l’aine) pour introduire un cathéter muni à son extrémité d’un ballon gonflable. Le ballon est positionné sous contrôle radiologique au niveau de la sténose, puis gonflé grâce à une seringue équipée d’un manomètre. Dans les cas où le contrôle radiologique n’est pas immédiatement satisfaisant, le chirurgien met en place par le même procédé un ressort métallique (stent) afin de maintenir l’artère  » ouverte « . Après avoir retiré le cathéter, un pansement compressif est maintenu jusqu’au lendemain. La durée de l’hospitalisation varie de 2 à 3 jours. Les soins postopératoires sont limités aux pansements et aux injections sous-cutanées d’anticoagulant. A la sortie, le médecin vous prescrira un repos de 48 h et un traitement anti-agrégant plaquettaire. Vous serez revu en consultation par votre chirurgien un mois après votre sortie du service, puis au 3ème et 6ème mois par votre médecin spécialiste pour une écho-doppler de contrôle.

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One Response

  1. guez dit :

    je trouve cela correct ,il manque une vidéo mais cela est prévu

    l’artère iliaque , tel le schéma ,participe à la vascularisation des m infs et des organes du petit bassin

    merci pour ton travail et ta réactivité
    David

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